• Les voeux de la section

    Dimanche 29 janvier, la section d'Haubourdin-Loos et environs a présenté ses voeux à ses militants, adhérents et sympathisants lors d'une cérémonie particulièrement conviviale en présence de nombreux camarades d'autres sections de la cinquième et de la première circonscription.

    Les voeux de la section

    De gauche à droite : Philippe Ledoux, ex-secrétaire de la section, Nathalie Capy, secrétaire adjointe, Joseph Demeulemeester, secrétaire de la section de Llle (1ère circonscription), Jean-Pierre Hapiot, secrétaire de la section de Loos Haubourdin (5ème circonscription), Enide Antoine, candidate suppléante de Bernard Debreu aux législatives dans la cinquième circonscription et Paulette Liard, conseillèremunicipale à Loos (1ère circonscription)

    L'intervention d'Enide Antoine :

    Les voeux de la section Militants communistes, adhérents de la section de Loos-Haubourdin et environs, camarades de la section de Seclin, de Lille et d’ailleurs, j’ai le plaisir de vous présenter, au nom de la section, à vous et à vos proches, tous nos meilleurs vœux pour la nouvelle année qui commence.

    Que 2012 vous apporte, bien sûr joie bonheur et santé, mais aussi l’espoir que le PCF a toutes ses chances de voir renaître les fondements de ses origines et que nous tous, « citoyen du monde » selon l’expression de Karl Marx, et militants communistes allons y contribuer avec une énergie telle que nous n’aurons pas à rougir des résultats des prochaines élections.

    La tâche est difficile, mais le gouvernement en place nous aide considérablement.
    Ces dernières années ont été un fiasco total tant au niveau social qu’économique.

    Les licenciements massifs en 2011,
    Caterpillar    600 emplois
    Ducros        750 emplois
    Carrefour    600
    Seafrance    1000
    Fralib        200
    PSA    800 postes    alors que 257 ME ont été versés aux actionnaires en mai 2011.
    Petroplus    550 postes
    Et aussi Nouvelles Frontières, ATS (panneaux solaires), Gefco, Air France qui délocalise, les 3 Suisses, et plus localement, l’Institut Pasteur à Lille 50 emplois dans l’analyse de l’eau, le spectre de la fermeture de Sevelnord à Hordain 3 000 salariés + les emplois indirects, soit 20 000 emplois sur la région, etc….
    La liste est longue et totalise plus de 30 000 postes supprimés pour seule raison le profit !
    Il en résulte une montée en puissance du nombre de demandeurs d’emploi : près de 3 Millions fin 2011 sans compter les lettres de licenciement en cours, soit + 5,6% par rapport à 2010.

    Ces licenciements ont plongé nombre de foyers dans le désarroi et la misère. Licenciements pour « motif économique ».
    Quelle économie ? Celle des spéculateurs du capitalisme financier, celle des privilégiés, de la classe des riches !

    Oui, la lutte des classes est plus que jamais d’actualité.
    Si nous laissons faire, la planète débordera de personnes démunies dont le travail sous-payé et acharné gonflera encore et encore les profits de quelques individus !
    Et maintenant que les médias nous ont habitués aux plans sociaux, les patrons ne se cachent plus. Ils délocalisent, licencient à tout-va.
    Le salarié, simple outil de production à la botte des spéculateurs, n’est qu’une source de profit qu’il faut éliminer si elle est trop faible.
    Nous sommes tous de la chair à actionnaires !

    Qui peut accepter pareil avenir pour l’espèce humaine ?
    Certainement pas les communistes !


    2011 a également connu les exactions de députés zélés , qui pestent avec ferveur à l’Assemblée Nationale contre le service public.
    Comme le député UMP Christian Jacob, soutenu par le député de la 5ème circonscription, Sébastien Huyghe, qui propose de réfléchir à la pertinence de l’embauche à vie des fonctionnaires, à la fluidité entre secteur privé et public.
    Les services techniques des ministères disparaissent au profit de la sous-traitance privée. Les impôts, le travail, l’équipement, la culture, la santé, et bien d’autres, tous sont touchés.
    L’indépendance et l’impartialité de nos services publics sont en danger.
    Les dirigeants des milieux financiers et des multinationales chercheraient-ils à devenir les patrons des fonctionnaires ?

    Les grandes entreprises de service public comme l’électricité et gaz sont devenues propriété de multinationales (Suez). Elles n’hésitent pas à détruire les conditions de travail de leurs salariés pour augmenter leurs profits tous les jours un peu plus. Elles n’hésitent pas à inventer des stratégies commerciales pour soutirer toujours un peu plus d’argent aux usagers alors que le service rendu se dégrade.
    Mais ces biens publics et vitaux appartiennent au peuple et c’est à lui de s’immiscer dans sa gestion et son exploitation !

    Quant à la Poste, elle supprimerait 50 000 postes d’ici 2015. Et ce, au nom de la pleine exécution de ses missions de service public et une performance durable et responsable, qui inclut la maîtrise des coûts et la satisfaction des clients. Foutaise !
    Les bureaux de poste ferment les uns après les autres isolant une partie de la population à ce service, la réorganisation de la distribution du courrier isole encore davantage en ne laissant qu’une distribution hebdomadaire. A quand la suppression pure et simple de la distribution vers des sites difficiles d’accès ?

    On brade même l’éducation, l’enseignement, la recherche universitaire qui construiront le monde de demain. Ce sont, dans ce secteur, 14 000 suppressions d'emplois annoncées à la rentrée 2012, qui s'ajoutent aux 66 000 depuis 2007... Dans l'académie de Lille, 468 postes en Lycée Professionnel, 399 en 1° Degré, 121 en Lycée Général et Technologique ainsi que 32 postes administratifs sont liquidés...

    A Haubourdin aussi, nous sommes gravement touchés par ces suppressions de postes : au lycée Beaupré à la rentrée 2011 : 15 élèves en plus, 7 postes en moins et cela continuera en 2012.  Plus grave encore : la municipalité d’Haubourdin anticipe et favorise les suppressions de postes, les regroupements de classes qui s’accompagnent d’une augmentation des effectifs d’élèves dans ces classes, en fusionnant les écoles Coligny et Petit Prince.

    Mais voilà : Permettre à tous nos enfants, quels que soient leur milieu social et leur origine, d’accéder à une formation de qualité, développer leur esprit critique par un enseignement de qualité, cela coûterait non seulement trop cher à leurs yeux mais leur ferait prendre le risque, qu’une fois adulte, ces enfants comprennent leurs jeux de yoyo financier et tendent à faire basculer en masse leurs privilèges.
    Le risque est trop grand. Alors on brade, on casse le service public de l’éducation nationale. Et s’il reste des enseignants qui s’insurgent contre cet état de fait, on les casse aussi. Les principaux médias, tenus par de grands groupes financiers  tels que Lagardère, Bouyghes, BNP Paribas,… s’en chargent. 
    Peut-être voudrait-on qu’ils se chargent aussi de l’éducation de nos enfants… C’est si simple d’asservir le peuple à une pensée unique véhiculée par des médias à la botte du système capitaliste !
    Ne bradons pas nos écoles, ne les laissons pas nous lobotomiser !
    Eteignez les téléviseurs et unissons-nous pour proposer à nos concitoyens un autre choix d’école, de société.

    Que reste-t-il de la notion de service public ?
    Les arguments utilisés par la Poste pour justifier ses choix se retrouvent au mot près à la SNCF pour faire croire à la nécessité d’une libéralisation du transport ferroviaire.
    La technique est sournoise et répétitive.
    Le cloisonnement de chaque activité pénalise la qualité de production et la capacité à réagir. Les salariés sont isolés et se détournent du syndicalisme.
    L’image de la SNCF se dégrade et facilite la promotion d’un système concurrentiel, voire la suppression de services, comme le Fret.
    Simultanément, les suppressions de postes, les restructurations continuelles, dégradent là-aussi les conditions de travail.


    La France était fière de l’efficacité de ses services publics, de sa sécurité sociale, de son enseignement, de ses hôpitaux, de sa retraite. Elle a même montré l’exemple !
    Aujourd’hui, nous vivons leur destruction, organisée depuis des décennies par les mentors de la finance, arrivistes et exploiteurs !

    L’existence même d’un Etat public est devenue inacceptable pour les grands intérêts privés. Le principe même de République démocratique est bafoué !
    Quel citoyen n’est pas concerné ? Aucun !

    C’est donc aussi à nous, communistes, seule force politique de Gauche représentative, de débattre avec les salariés sur la question des services publics, du sens du travail et des conditions de travail.

    Il n’y a pas de fatalité. La relance économique et la dynamique sociale ne seront possibles que par l’augmentation des salaires et des emplois stables, par la taxation des revenus financiers des entreprises, par l’établissement d’un salaire maximum et d’un SMIC à 1700 euros qui réduirait considérablement le nombre de dossiers de surendettement. Lesquels ont augmenté de + 8,4% par rapport à 2010, soit + 200 000 dossiers !

    Non, le partage des richesses n’est pas une utopie, elle est possible en gagnant la confiance du peuple ! Et c’est à nous, communistes, de nous déployer avec pour seul moyen, nos convictions !


    Puis parlons un peu de la crise du logement. Notre pays compte près de 10 Millions de personnes sans logement ou mal logées. Les impayés de loyers ont augmenté de 83% entre 2002 et 2006. Les expulsions, + 43% en 10 ans. 3 Millions de personnes sont en attente d’un logement social. Plus localement, à Haubourdin, on attend en moyenne 1 an avant d’avoir un logement social.

    Et pourtant le logement est un droit pour tous que ni le logement spéculatif privé ni le trop faible nombre de logements d’insertion ne doivent remettre en cause.
    Nos élus doivent susciter l’intérêt et l’adhésion des conseils municipaux pour créer un rapport de forces avec le décideur, la LMCU, afin d’augmenter la part des logements d’insertion.
    Nos militants doivent inciter les locataires, propriétaires en difficulté, à s’unir au sein d’associations de consommation spécialisées dans le logement, pour défendre leurs droits face aux bailleurs ou financeurs peu scrupuleux.

    La question du logement ne peut être laissée de côté, elle va de pair avec l’emploi.
    Nous, communistes, devons exiger de l’Etat,  pour le logement d’insertion, davantage de budget qui ne cesse de réduire chaque année.


    Puis je souhaiterais vous parler des discriminations en tout genre à l’encontre des femmes.
    Elles représentent 50% de la population et doivent porter des millénaires de domination masculine sur les épaules.
    Même la Révolution de 1789, qui a compté de nombreuses femmes aux Etats Généraux, les a évincées lors de la Convention de 1793.
    Aucune femme n’est alors citoyenne, mais « fille, épouse et mère de citoyen ».
    Les droits civils qui fondent la liberté, les droits politiques qui affirment l’égalité lui sont refusés.
    Pourtant, les combats féministes, auxquels des hommes ont pris part, démontrent qu’il s’agit là d’une importante affaire publique, que la démocratie n’est pas un état mais une action, que la démocratie n’est pas un régime mais un concept ouvert et dynamique, un facteur d’évolution.
    Pourtant, ce n’est qu’en 1944 que le Conseil National de la Résistance impulse l’ordonnance qui donne les droits politiques aux femmes. D’ailleurs, ces citoyennes doivent toujours obéissance à leur mari, elles sont encore privées de certains droits civils.
    Ce n’est qu’en 1985 qu’elles acquerront la liberté d’être femme. Autant dire hier …
    Aujourd’hui, elles sont les premières victimes de la débâcle économique et des attitudes comportementales qui en découlent.
    1% seulement des richesses mondiales sont détenues par les femmes, ce sont les hommes qui détiennent le pouvoir économique, qui organisent la société à leur image.
    Ce sont eux par exemple qui autorisent ou tolèrent la prostitution.
    Quand la société considère que le corps d’une femme peut être une marchandise comme une autre, cela ne permet pas de penser les rapports entre femmes et hommes de façon égalitaire.
    La prostitution est une violence qui pèse sur toutes les femmes, qui est contraire à la dignité humaine.

    Parlons aussi des violences physiques les plus abjectes que des femmes subissent de façon répétée ; elles sont quelquefois punies par la loi mais à son strict minimum. La législation n’est pas à la hauteur de l’égalité.
    Trop de femmes subissent des violences morales parce qu’elles sont femmes et considérées depuis trop longtemps comme des objets. Mais lorsqu’elles veulent se défendre contre ce genre de harcèlement, elles sont rarement entendues. Là non plus la loi n’est pas à la hauteur.

    Puis les femmes connaissent la ségrégation dans la division sociale du travail à niveau de formation égal, d’où une disparité de rémunération de 27% au profit des hommes.
    Sans parler de l’inégalité des chances de promotion de carrière : A l’âge où des choix stratégiques de carrière sont à faire, les femmes ont de jeunes enfants. Et les aléas de la prise en charge de la sphère familiale entrent fréquemment en conflit avec les contraintes d’un emploi. Quand les femmes surveillent les devoirs d’un œil, tout en enfournant une pizza surgelée de l’autre, tandis qu’elles répondent sur leur mobile à des appels professionnels, en même temps qu’elles bouclent un rapport pour le lendemain et démarrent une lessive, il devient une gageure de décrire leur activité et les savoir-faire mobilisés, et de calculer avec certitude un temps de travail !
    Et pourtant, leur employeur se chargera de leur rappeler leur faible disponibilité, notamment en fin de journée pour promouvoir plutôt un homme, à travail égal.
    L’organisation du travail au masculin a donc peu de compréhension pour les difficultés spécifiques que rencontrent les femmes qui veulent conjuguer vie professionnelle et vie familiale.
    Alors que de nombreux sociologues ont montré l’importance de l’implication des hommes dans la lutte pour l’égalité des femmes, il serait souhaitable que ceux qui ne l’ont pas déjà fait, investissent la sphère familiale et les tâches ménagères qui en découlent pour libérer les femmes de la discrimination professionnelle.

    C’est à nous, communistes, qui nous sommes toujours montrés à l’avant-garde de la lutte pour les droits de la femme, de porter au plan politique nos revendications !


    Pour conclure, je tiens à souligner le travail de nos camarades de la section de Loos-Haubourdin pour cette campagne.

    Les distributions de tracts, au marché, sur les braderies, à l’entrée d’entreprises ou de centres commerciaux, aux porte-à-porte vont bon train,… sans oublier le collage des affiches, nos réunions fréquentes où débats et décisions prennent forme, dont celle notamment de la rédaction régulière de tracts, notre présence aux conseils municipaux pour soutenir nos élus, notre implication dans la question du logement à Haubourdin. Et bien sûr la création de notre blog que je vous invite à aller consulter régulièrement.

    Notre unité d’action portera ses fruits si nous nous y mettons tous.
    La section compte sur vous car nous croyons en la société de Marx et qu’elle ne pourra exister qu’avec votre aide !


    Enfin, je conclurai comme Claude Cabanes dans l’Huma, sur un mot de Victor Hugo :
    « J’aime beaucoup le Président, vu de dos, quand il s’en va ».

    Bonne année à tous !

    Les voeux de la section d'Haubourdin Loos du PCF

    Un discours très apprécié de tous...

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    comme l'ont également été ceux de Jean-Pirre Hapiot, notre nouveau secrétaire de section (à gauche) et de Philippe Ledoux (à droite)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Parmi les camarades présents, Kamel Ben Azouz,
    Sécrétaire de la section de Seclin (à gauche) et les jeunes de la J.C. (ci-dessus)


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    Discussions animées autour du verre de l'amitié

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